20 juin 2024 Grächen - Bourg Saint Maurice
La pluie était tombée durant la nuit et nos montures s’en trouvaient quelque peu humectées. Au petit-déjeuner, les prévisions météorologiques agitaient énormément Papa Gnou: on annonce 7 litres par m2 nous dit-il. Nous devons modifier notre itinéraire pour ne pas être rincés. Calimoto en hoqueta de perplexité: qu’allait on encore lui demander?
Renseignements pris, les pluies devraient être localisées et limitées dans le temps. Après moult conjectures et tergiversations, on décida de ne rien décider, ou plus exactement de s’en tenir au programme, quitte à aviser en cours de route.
Le repas estourbi, nous nous mîmes en route et descendîmes vers Visp ou Calimoto perdit toutes ses dents en baissant pavillon sur les téléphones de Milougnou et de McGnou: les écrans s’éteignirent laissant la troupe aveugle. Papa Gnou qui connaît la vallée du Rhône comme sa clé de moto - lorsqu’il ne la perd pas - prit la tête de la colonne et monta avec grand déplaisir sur l’autoroute - encore lui!
Nous étions sans GPS mais au sec, le ciel restant clément. Nous voulûmes faire halte à Martigny mais ne trouvâmes aucun bistrot à la mesure de nos ambitions. Nous pûmes tout de même admirer un hexacoptère d’une vingtaine de kilos qui pulvérisait les vignes.
La montée vers Bourg Saint Pierre fût fort agréable tandis que nos moteurs rugissaient de plaisir. Nous atteignîmes le plafond de nuages en gravissant le col et comprîmes que notre trêve météorologique allait prendre fin. Arrivés dans la purée du Grand Saint Bernard, nous prîmes chocolat chaud et espressos pour réchauffer nos membres engourdis par le froid humide de l’ascension. Calimoto sembla apprécier l’Italie car il retrouva son dentier perdu dans les limbes virtuelles du cloud.
La descente se fit encore plus aquatique, encore que le taux d’hygrométrie restât gérable; la route était humide mais pas détrempée et aucun de nous n’en fût réduit à la moindre glissade malencontreuse. Nous passâmes par Etrouble et obliquâmes pour suivre la courbe de niveau; cela nous évita de descendre dans la large vallée d’Aoste. Ce parcours inattendu et sinueux nous enchanta par sa splendeur. Foin de camions et de bus, nous croisâmes à peine 5 véhicules en une heure.
La pluie s’intensifiant, nous fîmes halte vers 14.00 h à La Thuile pour rassasier nos estomacs. Cet intermède nous permit d’apprécier la pluie lorsqu’elle ne nous rince pas et les tagliolini à la truffe lorsqu’on les déguste.
L’ascension du Petit Saint Bernard fût fort agréable et nous pûmes faire une courte halte au sommet, le temps d’immortaliser l’instant.
La Thuile et la Rosière forment un seul domaine skiable de part et d’autre du col du Petit Saint Bernard. A l’entrée de la station française, derrière un panneau indiquant «La Rosière avec un grand Air», le spectacle était grandiose.
Après avoir été fourvoyés par Calimoto, dans la recherche de notre gîte d’étape, nous arrivâmes à la Bergerie de Miravidi vers 17.00 h. La propriétaire nous attendait dès 20.00 h et nous patientâmes en prenant le soleil dans son jardin japonais. Fille d’éleveurs locaux et artiste de son état, elle nous fit faire le tour de son Ecolodge. Elle y avait peint des fresques de cervidés et d’ours polaires dans une débauche de formes et de couleurs qui nous laissa stupéfaits. Lorsque nous demandâmes les mot de passe du Wifi, elle nous informa sentencieusement: « Le Wifi est interdit dans l’Ecolodge: ça grille le cerveau comme le micro-ondes ». Masseuse et médecin chinois, décoratrice d’intérieur et artiste, elle avait plus d’un tour dans son sac.
C’est au Bibistrot à 10 minutes à pied que nous dînâmes de Capaccii de bœuf et de poitrines de porc avant de rentrer prendre nos quartiers nocturnes.
Renseignements pris, les pluies devraient être localisées et limitées dans le temps. Après moult conjectures et tergiversations, on décida de ne rien décider, ou plus exactement de s’en tenir au programme, quitte à aviser en cours de route.
Le repas estourbi, nous nous mîmes en route et descendîmes vers Visp ou Calimoto perdit toutes ses dents en baissant pavillon sur les téléphones de Milougnou et de McGnou: les écrans s’éteignirent laissant la troupe aveugle. Papa Gnou qui connaît la vallée du Rhône comme sa clé de moto - lorsqu’il ne la perd pas - prit la tête de la colonne et monta avec grand déplaisir sur l’autoroute - encore lui!
Nous étions sans GPS mais au sec, le ciel restant clément. Nous voulûmes faire halte à Martigny mais ne trouvâmes aucun bistrot à la mesure de nos ambitions. Nous pûmes tout de même admirer un hexacoptère d’une vingtaine de kilos qui pulvérisait les vignes.
La montée vers Bourg Saint Pierre fût fort agréable tandis que nos moteurs rugissaient de plaisir. Nous atteignîmes le plafond de nuages en gravissant le col et comprîmes que notre trêve météorologique allait prendre fin. Arrivés dans la purée du Grand Saint Bernard, nous prîmes chocolat chaud et espressos pour réchauffer nos membres engourdis par le froid humide de l’ascension. Calimoto sembla apprécier l’Italie car il retrouva son dentier perdu dans les limbes virtuelles du cloud.
La descente se fit encore plus aquatique, encore que le taux d’hygrométrie restât gérable; la route était humide mais pas détrempée et aucun de nous n’en fût réduit à la moindre glissade malencontreuse. Nous passâmes par Etrouble et obliquâmes pour suivre la courbe de niveau; cela nous évita de descendre dans la large vallée d’Aoste. Ce parcours inattendu et sinueux nous enchanta par sa splendeur. Foin de camions et de bus, nous croisâmes à peine 5 véhicules en une heure.
La pluie s’intensifiant, nous fîmes halte vers 14.00 h à La Thuile pour rassasier nos estomacs. Cet intermède nous permit d’apprécier la pluie lorsqu’elle ne nous rince pas et les tagliolini à la truffe lorsqu’on les déguste.
L’ascension du Petit Saint Bernard fût fort agréable et nous pûmes faire une courte halte au sommet, le temps d’immortaliser l’instant.
La Thuile et la Rosière forment un seul domaine skiable de part et d’autre du col du Petit Saint Bernard. A l’entrée de la station française, derrière un panneau indiquant «La Rosière avec un grand Air», le spectacle était grandiose.
Après avoir été fourvoyés par Calimoto, dans la recherche de notre gîte d’étape, nous arrivâmes à la Bergerie de Miravidi vers 17.00 h. La propriétaire nous attendait dès 20.00 h et nous patientâmes en prenant le soleil dans son jardin japonais. Fille d’éleveurs locaux et artiste de son état, elle nous fit faire le tour de son Ecolodge. Elle y avait peint des fresques de cervidés et d’ours polaires dans une débauche de formes et de couleurs qui nous laissa stupéfaits. Lorsque nous demandâmes les mot de passe du Wifi, elle nous informa sentencieusement: « Le Wifi est interdit dans l’Ecolodge: ça grille le cerveau comme le micro-ondes ». Masseuse et médecin chinois, décoratrice d’intérieur et artiste, elle avait plus d’un tour dans son sac.
C’est au Bibistrot à 10 minutes à pied que nous dînâmes de Capaccii de bœuf et de poitrines de porc avant de rentrer prendre nos quartiers nocturnes.